[233] Comptes de l'Hôtel du Roi, Messages. Bibl. Nat. f. fr. 6740, fº 8 vº.
[234] Bibl. Nat. f. fr. 6740, fº 8 vº.
[235] Ibid.
[236] Religieux de Saint-Denis, Chronique..., t. I, p. 513.
Mais déjà, il avait fallu ouvrir, dans l'Argenterie du Roi, un compte spécial pour «la gésine de la Reine[237]». On apporta bientôt à Isabeau une large houppelande de drap marbre de Montivilliers, boutonnée tout au long par devant «pour travailler enfant[238]». Le 4 juin, à une heure de prime[239], la Reine mit au monde une fille qui reçut au baptême le nom de Jeanne[240]. La cour et le royaume souhaitaient un dauphin; leur déception n'empêcha point que les relevailles d'Isabeau ne fussent joyeusement célébrées à Saint-Ouen[241].
[237] Arch. Nat. KK 19, fº 107 rº.—«Deux larges chemises pour vestir la dite dame en sa grossesse» fº 108 rº.
[238] Ibid.
[239] Au XIVe siècle, la journée était divisée en quatre parties de trois heures chacune: prime, tierce, none et vêpres; prime durait de six heures à neuf heures du matin.
[240] Le Père Anselme.., t. I, p. 113.—Achat de «V quartiers de drap pers pour porter baptiser Jehanne de France». Arch. Nat. KK 19, fº 109 rº.
[241] On porta à Saint-Ouen des robes pour les relevailles de la Reine et des tapisseries pour ses chambres. Arch. Nat. KK 19, fº 112 et 113.—Ces mentions prouvent que Jeanne est née à Saint-Ouen et non à Paris, comme certains historiens l'ont prétendu.