Oh! n'étends pas sur moi ton oppressif empire!

Laisse ton coeur s'ouvrir au cri du malheureux:

Hélas! est-on moins grand pour être généreux?

Laisse-moi boire encor l'air, la douce rosée,

Ce bienfait de la nuit, ce céleste présent,

Dont par un souffle humide et bienfaisant,

Chaque matin la terre est arrosée.

Juge, soit juste et rends-moi mes trésors,

Un ciel à contempler, ma liberté native:

Dieu me fit de la vie un plaisir sans remords,