Sur des agneaux chéris, qui l'aimaient à leur tour.
Il les désaltérait dans une eau claire et saine,
Les baignait à la source, et blanchissait leur laine;
Du serpolet, du thym, parfumait leurs repas;
Des plus faibles encor guidait les premiers pas;
D'un ruisseau quelquefois permettait l'escalade.
Si l'un d'eux, au retour, traînait un pied malade,
Il était dans ses bras tout doucement porté;
Et, la nuit, sur son lit, dormait à son côté;
Réveillés le matin par l'aurore vermeille,