D'un ange à la main pleine, au rire triomphant!
Qui, lorsque l'insomnie ouvrait mes yeux dans l'ombre,
Me faisait des tableaux plus doux que le sommeil?
Qui m'apprenait que Dieu veille la nuit dans l'ombre?
C'est ma mère. Une mère a des secrets sans nombre,
Pour délecter notre âme à l'heure du réveil.
Quand elle eut délié ma langue à la prière,
Qui battait la mesure à mes douces chansons?
Sur mon livre muet qui versa la lumière?
C'est ma mère. Une mère ouvre notre paupière;