Le ciel veille sur moi, le ciel veille sur eux.

Je ne me charge pas de ce soin haïssable.

Je suis mère pourtant, je les couvre de sable.

Si la pluie et l'orage, et les vents tour à tour,

Ne les écrasent pas avant de naître au jour,

Si le milan ne les dévore,

La chaleur du soleil enfin les fait éclore:

La nature en prend soin, et tous les éléments

Composent mieux que moi leurs premiers aliments.

Ils s'envolent alors et vont chercher fortune.