Et vous appellerez le faible agneau qui dort;
Pour le baigner ce soir il n'est pas assez fort;
Huit jours font tout son âge; il se soutient à peine,
Et vous le fatiguez à courir dans la plaine.
Venez, il en est temps, vous baigner au ruisseau;
Tout semble se pencher vers son cristal humide:
Le moucheron brûlant y pose un pied timide;
Et, fatigué du jour, le flexible arbrisseau
Y trace de son front la fugitive empreinte;
A ses flots attiédis confiez-vous sans crainte;