Dieu! laissez-nous donc vivre et respirer nos fleurs!
Laissez-nous contempler à deux genoux la tige,
Qui veut se lever seule et frémit d'obéir;
Qui veut sa liberté, son plaisir, doux vertige.
Tout ce qui naît, mon Dieu! tend ses bras au plaisir.
Laissez-nous seulement, ardentes sentinelles,
Écarter leurs dangers qu'ils aiment, si petits;
Si forts à repousser nos forces maternelles,
De la fierté de l'homme innocents apprentis.
Purifiez un peu ce monde où chaque haleine,