—Fais-toi protestant, ricana le docteur... C'est toujours être chrétien.»

La voix de Maurice redevint grave pour répondre:

«Je suis né catholique, mon oncle, comme je suis né Français.»

Cet entretien laissa le grand chirurgien quelques instants pensif. Il s'était heurté à une force que scientifiquement il ne déterminait point.

Son insuccès suggéra à Mme Bertereau un doute.

«Élisabeth, à plus forte raison, consentira-t-elle jamais à aller ainsi contre sa religion?»

Mais le docteur avait recouvré son assurance pour répondre:

«Élisabeth est une nature passive, destinée à être toujours la proie des circonstances. Si cette passivité une fois a tourné mal pour elle, le jour où c'est à son cœur qu'elle obéira, elle s'en trouvera pour le mieux.»

III