Je voudrais vous prodiguer toutes ces paroles amies qui me viennent du cœur à la bouche, mais les consolations ne consolent pas. Nous espérons, cher marquis, vous revoir l'année prochaine, sinon gai comme autrefois, du moins tout à fait remis.
Au revoir donc et que Dieu vous garde.
À Monsieur ***.
Au fait pourquoi ces deux grands amis sont-ils en froid? Je pensais que la corde qui les lie sur mon tableau était solide[8].
Ma cure d'Enghien, où l'on me mène tous les jours de huit heures du matin à une heure après-midi, me fatigue énormément. Et puis, je déteste Paris! c'est un bazar, un café, un tripot où l'on ne peut respirer que lorsqu'on est installé depuis un mois dans un hôtel entre cour et jardin. La fenêtre fermée on étouffe, ouvrez-la et vous êtes assourdi par le vacarme des voitures.
Ma malheureuse mandoline ne rend que des sons plaintifs; d'ailleurs tous les instruments à cordes rappellent un tas de choses touchantes.
Alors ce bon M... ne dit pas de mal de moi?... voyez-vous l'excellent jeune homme!
Eh bien, je lui rendrai justice à l'avenir.
À propos de votre place dans l'autre monde, grâce à votre caractère régulier vous iriez au ciel, mais le commerce des damnés vous relègue: