Elles hébergent aussi gratuitement des périodiques, oeuvres de fiction, oeuvres politiques, poétiques, religieuses, etc., à la demande d'auteurs ou d'organismes souhaitant les faire connaître, après avoir sensibilisé les auteurs au respect d'une certaine éthique (pas d'ouvrages pornographiques), aux règles concernant le droit d'auteur et à l'utilisation d'un format lisible par tous (ASCII, HTML, PDF et PostScript). Par contre, le site ne propose pas de liens hypertextes avec d'autres oeuvres ou d'autres sites. Il s'en tient au but fixé, à savoir l'archivage de textes.

Proposée par Logos, une société internationale de traduction dont la maison-mère est à Modène (Italie), la Wordtheque est une bibliothèque multilingue permettant une recherche par mot dans une base de données de plus de 328 millions de termes provenant de romans, documents techniques et traductions dans de nombreuses langues. Les recherches sont possibles par langue, mot, auteur et titre. Le logiciel de recherche documentaire permet aussi l'accès au texte intégral d'oeuvres littéraires du domaine public. Si on souhaite acquérir une de ces oeuvres, un lien permet de la commander en ligne à la cyberlibrairie Amazon.com.

Entre autres outils de travail, Logos propose aussi une base de données de 553 glossaires dans Linguistic Resources, un dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entrées dans Multilingual Dictionary et la conjugaison des verbes en 17 langues dans Conjugation of Verbs.

Logos a été créé par Rodrigo Vergara, un réfugié politique chilien qui a émigré en Italie quand il était étudiant en agronomie pour échapper au régime du général Pinochet. Aujourd'hui, à 45 ans, il dirige une entreprise de traduction offrant des services dans plus de 35 langues, avec un réseau de 300 traducteurs dans le monde et un chiffre d'affaires de 60 millions de FF.

En décembre 1997, Rodrigo Vergara expliquait à Annie Khan, journaliste au Monde:

"Nous voulions que nos traducteurs aient tous accès aux mêmes outils de traduction. Nous les avons donc mis à leur disposition sur Internet, et tant qu'à faire nous avons ouvert le site au public. Cela nous a rendus très populaires, nous a fait beaucoup de publicité. L'opération a drainé vers nous de nombreux clients, mais aussi nous a permis d'étoffer notre réseau de traducteurs grâce aux contacts établis à la suite de cette initiative."

Dans Links to Electronic Book and Text Sites, OmniMedia Digital Publishing propose un répertoire de serveurs de livres et de textes électroniques. Première bibliothèque publique d'Internet et pour Internet, l'Internet Public Library (IPL) dispose de 20.166 documents en ligne soigneusement sélectionnés, catalogués et décrits par son personnel. La Online Book Initiative (OBI) est un projet consistant à rassembler une importante collection de textes du domaine public en format ASCII.

Créée par l'Université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie, USA), l'Universal Library a pour objectif de mettre le plus grand nombre d'ouvrages possibles à la disposition des usagers d'Internet. Elle comprend un index de plus de 5.000 oeuvres en anglais. La moitié de ces oeuvres est reliée au catalogue expérimental de la Library of Congress, si bien que - rêve enfin devenu réalité - les usagers peuvent avoir un accès direct au texte intégral de l'oeuvre à partir de la notice du catalogue.

Une très bonne série de liens vers la littérature anglophone est Literary Resources on the Net. Oeuvre de John Lynch, docteur en littérature anglaise à l'Université de Pennsylvanie (USA), le site propose des ressources littéraires en fonction des catégories suivantes : période classique et biblique, période médiévale, Renaissance, 18e siècle, période romantique, période victorienne anglaise, 20e siècle anglais et irlandais, théâtre et drame, théorie, littérature féminine et féminisme, ethnies et nationalités, autres littératures nationales, bibliographie et histoire du livre, hypertextes et divers.

La Bibliotheca universalis est un des onze projets retenus lors du Sommet du G7 des 13-17 mai 1996. Ce projet de bibliothèque électronique à l'échelon mondial "illustre la nécessité de donner à la société de l'information une ambition culturelle internationale, respectant les diversités culturelles et la pluralité linguistique". Il a "pour ambition de donner accès aux oeuvres principales du patrimoine culturel et scientifique mondial - textes, images, sons - par le biais des technologies multimédias. Il doit ainsi favoriser le dialogue culturel par-delà les frontières et améliorer les services rendus aux utilisateurs." Le projet souhaite proposer une collection universelle à partir des programmes de numérisation existants, avec environnement en réseau, système d'information distribué, fonctions de recherches avancées, et normes communes pour la numérisation des textes, des images et des sons ainsi que pour les protocoles de communication.