Non: mon écriture traditionnelle (roman, nouvelles) n'a pas été modifiée par l'hyperlien.

= Comment voyez-vous l'avenir?

J'ai plusieurs projets en cours de développement destinés à l'internet. Concernant l'avenir de l'internet, je le crois illimité. Il ne faut pas confondre les gamelles que se prennent certaines start-up trop gourmandes, ou dont l'objectif était mal défini, et la réalité du net. Mettre des gens éloignés en contact, leur permettre d'intéragir, et que chacun, s'il le désire, devienne son propre fournisseur de contenu, c'est une révolution dont nous n'avons pas encore pris toute la mesure.

= Utilisez-vous encore beaucoup de documents papier?

Dans mon travail d'écriture traditionnelle, je me sers du papier comme d'une étape intermédiaire. En imprimant ce que j'ai tapé sur l'ordinateur, je visualise mieux (mets à distance) le premier jet, afin de mieux le retravailler. Puis retour sur écran, et re-impression sur papier, autant de fois qu'il le faut.

= Les jours du papier sont-ils comptés?

Il y a beaucoup de choses qui pourront se passer du papier, comme les annuaires, les guides, etc…

Le livre-papier reste encore un objet désirable (oui, il faut mettre en avant ce concept d'avoir du désir pour un livre et toujours se poser la question "depuis combien de temps n'ai-je pas eu du désir pour un livre?"). Par contre, ce qui a été créé pour et par ordinateur ne gagnera rien à être transféré sur papier. Il ne sert à rien d'opposer les deux médias. On élève toujours des chevaux, même si la voiture rend des services plus performants. Feuilleter un livre, c'est une impression physique, dans laquelle la performance n'a rien à voir.

Explorer ludiquement un écran, c'est une joie également.

= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?