Mon activité s'articule désormais autour de trois pôles:
- veille technologique et culturelle,
- enseignement assisté par ordinateur,
- création de pages littéraires pédagogiques (mise en ligne en février ou mars 2000 d'une oeuvre de Balzac, L'Illustre Gaudissart, avec notes de lecture préparées par des étudiants japonais en doctorat pendant l'année universitaire 1999).
Pour réaliser ce document balzacien, nous avons travaillé dans une salle entièrement informatisée de l'Université Gakushuin (Tokyo) et nous avons utilisé majoritairement des données en ligne (Dictionnaire de l'Académie française, index de Balzac, cédérom Littré, etc.)
Autre nouvelle réalisation, à l'actif de l'équipe de recherche Hubert de Phalèse (Université Paris 3) à laquelle j'appartiens : la création d'une liste de diffusion francophone nommée LITOR (Littérature et ordinateur), en octobre 1999, dont je suis le modérateur et qui compte actuellement près de 180 membres, majoritairement des universitaires d'une douzaine de pays.
= Que pensez-vous des débats liés au respect du droit d'auteur sur le web?
Je pense que le droit d'auteur doit être défendu, tout en étant redéfini et uniformisé au niveau international, ce qui n'est pas évident.
= Comment voyez-vous l'évolution vers un internet multilingue?
Il s'agit d'abord d'un problème logiciel. Comme on le voit avec Netscape ou Internet Explorer, la possibilité d'affichage multilingue existe. La compatibilité entre ces logiciels et les autres (de la suite Office de Microsoft, par exemple) n'est cependant pas acquise. L'adoption de la table Unicode devrait résoudre une grande partie des problèmes, mais il faut pour cela réécrire la plupart des logiciels, ce à quoi les producteurs de logiciels rechignent du fait de la dépense, pour une rentabilité qui n'est pas évidente car ces logiciels entièrement multilingues intéressent moins de clients que les logiciels de navigation.