- d'abord c'est un "genre": depuis plusieurs personnes m'ont dit lancer aussi un mail-roman;

- ensuite j'ai aperçu quantité de possibilités que je n'ai pas exploitées et que je me réserve pour un éventuel travail ultérieur;

- la contrainte du temps est ainsi très intéressante à exploiter: le temps de l'écriture bien sûr, mais aussi celui de la lecture: ce n'est pas rien de mettre quelqu'un devant la nécessité de lire, chaque jour, une page de roman. Ce "pacte" a quelque chose de diabolique;

- le renforcement de ma conviction que les technologies numériques sont une chance extraordinaire du renouvellement du littéraire.

= Pensez-vous renouveler cette expérience à l'occasion?

Oui… Mais il me faut du temps. Le principal problème (ne riez pas…) est que c'est gratuit et qu'il n'y a aucun moyen de gagner de l'argent avec ce type de travail. Il faut donc le faire "à temps perdu", c'est-à-dire quand on est ni obligé de faire autre chose ni quand on est payé pour faire autre chose. J'y pense donc, j'ai un certain nombre d'idées que je crois intéressantes, mais je ne peux donner ni date ni certitude. En plus, j'ai un tempérament assez "contextuel", j'aime bien les "commandes", les "contraintes" extérieures, je n'aime pas me "répéter", faire un autre roman internet comme Trajectoires (www.trajectoires.com) ou ce mail-roman ne me passionne pas, si je le fais, ce sera sous une forme encore très différente, etc. Comme mes autres projets fonctionnent bien et me prennent du temps… Mais je n'ai que 60 ans et donc l'avenir devant moi. Dans les quarante ans à venir, je trouverai bien le moyen de revenir au mail-roman d'une autre façon…

EMMANUEL BARTHE (Paris)

#Documentaliste juridique et responsable informatique chez Coutrelis & Associés, cabinet d'avocats - Modérateur et animateur de la liste de discussion Juriconnexion

* Entretien du 22 octobre 2000

= Pouvez-vous vous présenter?