[085] Saint-Léonard-de-Vains. Le village et son église romane, vus d'un peu plus près. Le prieuré de Saint-Léonard était un prieuré simple, à savoir un petit monastère où quelques religieux détachés des grandes abbayes vivaient sous la direction d’un prieur, mais sans charge d’âmes. Le prieuré fut la propriété de l’abbaye Saint-Etienne de Caen jusqu’à la Révolution française (1789).

[086] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré fut vendu en 1793, et l’acquéreur transforma l’église en bâtiment de ferme. Le choeur devint une cuisine. La nef devint une grange et une étable. La base de la tour fut utilisé comme cellier. L’étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d’une cheminée (d’après Jean Bindet, Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976).

[087] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. A l’heure actuelle, l’église est toujours une propriété privée. La nef est une maison d’habitation, ce qui explique les portes et fenêtres rectangulaires. Le bâtiment a toutefois gardé sa forme originale, avec une nef assez longue consolidée par des contreforts et un choeur de deux travées à chevet plat. La tour, implantée entre choeur et nef, est surmontée d’un toit en bâtière.

[088] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane date du début du 12e siècle. Située dans le prolongement du choeur, sa base carrée est surmontée de deux étages en léger retrait les uns par rapport aux autres. Le premier étage devait être aveugle à l’origine. Ses ouvertures sont postérieures à la Révolution. Le deuxième étage est percé au nord, à l’est et au sud de deux arcatures jumelles en plein-cintre.

[089] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste et de moëllons de granit, avec quelques rangées de blocs réguliers de granit. Le toit en bâtière repose au nord et au sud sur une corniche supportée par des modillons.

[090] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Sur trois faces (nord, est et sud), le deuxième étage est percé de deux arcatures jumelles en plein-cintre dont l’arc double est formé de deux rangées de claveaux de granit. L’arcade repose sur des piédroits sans ornement par le biais d’un tailloir carré qui se prolonge en un bandeau droit sur le mur. La corniche est supportée par des modillons sculptés de têtes humaines très frustes ou moulurés en quart-de-rond.

[091] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Ce mur est consolidé par un contrefort central. Il est encadré de deux baies en plein-cintre à l’arc formé d’une rangée de claveaux de granit. La porte au cintre surbaissé repose sur des piédroits sans ornement. Son arcade est formée de blocs de granit.

[092] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Dans sa partie inférieure, le mur est formé d’un appareil en arêtes de poisson caractéristique du 11e et du début du 12e siècle. La partie haute est formée d’un appareil régulier de granit. Une rangée de modillons très abîmés subsiste au-dessus des baies.

= Saint-Loup

[093] Saint-Loup. L’église est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées terminé par une abside semi-circulaire. La tour s’élève au-dessus de la première travée du choeur. L’église, qui date de la première moitié du 12e siècle, est le seul édifice roman qui ait subsisté dans son ensemble dans la région.