Au sud d’Avranches, un chemin montois reliait le Mont aux villes de l’actuel Calvados: Tinchebray, Condé-sur-Noireau et Falaise. Il continuait ensuite vers Lisieux ou rejoignait un deuxième itinéraire vers Rouen et Bernay. Dans l’ancien diocèse d’Avranches, il avait le parcours suivant: venant du Mont, il passait par Pontaubault et Saint-Quentin-sur-le-Homme pour se diriger ensuite vers Saint-Osvin, Le Grand-Celland, La Chapelle-Urée, Reffuveille, Juvigny-le-Tertre, Bellefontaine, Saint-Barthélémy, Saint-Clément et Sourdeval.
#Les matériaux locaux
Les églises sont toutes construites en granit et en schiste. L’appareil de la tour, les contreforts, l’arcade et les piédroits des baies et des portes sont toujours en granit. Les maçonneries de la nef et du choeur présentent souvent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste ou de granit.
Ces matériaux sont des matériaux locaux. Le sol de la région est formé de terrains sédimentaires composés de roches schisteuses. Ces terrains entourent deux larges massifs granitiques, ceux de Vire et d’Avranches. Allongé d’est en ouest dans la région de Sartilly-Carolles, le massif granitique de Vire forme une bande rocheuse d’une largeur de cinq kilomètres environ, et se termine à l’ouest par les falaises de Carolles et de Champeaux. Le massif granitique d’Avranches est une étroite bande granitique orientée d’ouest en est. Débutant à Avranches pour se terminer aux abords de Mortain, la bande s’étend sur 28 kilomètres alors que sa largeur ne dépasse pas 2 à 4 kilomètres.
Les deux massifs granitiques sont ceinturés d’une auréole métamorphique composée de schistes et de grauwackes (roches schisteuses). Les formations de Granville et de Saint-Pair présentent des traits particuliers. La formation de Saint-Pair est un flysch (formation détritique) composé de grauwackes, siltites et argilites noires présentant des schistosités. La formation de Granville est un flysch formé d’une alternance de grauwackes et de schistes.
[Cette étude est issue d’un mémoire de maîtrise d’histoire de l’Université de Caen [1], considérablement remanié, et complété par une série de photos prises par Alain Dermigny de janvier à avril 1985. Il aura fallu vingt ans pour que ce travail soit publié, grâce aux avantages procurés par la publication en ligne, ce qui représente un temps considérable à l’échelle d’une vie, mais peu de temps à l’échelle d’un édifice roman.]
#Documents
* La bibliographie régionale
* La carte de la région
* La carte géologique