Au 13e siècle, le patronage était laïc. Le Pouillé (1251-1279 environ) cité par Léopold Delisle mentionne Guillelmus de Breinville comme seigneur patron. La dîme était partagée entre le curé et l’abbé du Mont Saint-Michel: “Ecclesia de Breinvilla – patronus Guillelmus de Breinvilla. Rector percipit altalagium, et tertiam garbam in feodo gardam in feodo abbatis, in aliis territoriis totum. Et valet L libras.” [1]

Au 16e siècle, Bréville, avec son église et ses salines, formait une prébende au profit de la cathédrale de Coutances. [2]

#L’église

= Le plan

L’église est formée d’un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté (d’ouest en est) constitué d’une nef de deux travées et d’un choeur de deux travées à chevet plat (voir le plan). La tour, implantée dans l’axe du vaisseau, s’élève entre choeur et nef.

= Les matériaux

= = Les appareils

Le granit est utilisé pour les contreforts, le pourtour des ouvertures, les pilastres, les colonnes et les arcs. L’appareil des maçonneries est un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste. Ces moëllons sont des matériaux locaux puisque la formation de Granville est composée d’une alternance de grauwackes (roches schisteuses) et de schistes. Le granit provient sans doute du massif granitique de Vire qui affleure à quelques kilomètres au sud.

= = Les enduits, sols, plafonds et toitures

Les murs intérieurs sont recouverts d’un enduit à la chaux refait en 1969. Le sol est couvert de dalles de schiste (dalles de Beauchamps) posées la même année, excepté la deuxième travée du choeur dont le carrelage date de 1863. La nef est surmontée d’une voûte en berceau de plâtre qui a remplacé une voûte de bois en 1852. La toiture fut recouverte d’ardoises d’Angers pour la première fois en 1835. Cette toiture a été refaite en 1937.