[16] Voir le compte-rendu de la séance du 11.02.1972 (p. 89) dans le Registre des délibérations du conseil municipal (1962-1978).

5. SAINT-PAIR-SUR-MER

[Le site / Emplacement // Histoire / Un sanctuaire païen / Saint Pair et Saint Scubilion / Les 10e et 11e siècles / Le 12e siècle / La baronnie de Saint-Pair / Le doyenné de Saint-Pair // Les fouilles archéologiques / Les sarcophages / Les fondations de l’oratoire du 6e siècle // L’église / Le plan / Les matériaux / Les appareils / Les enduits, sols et toitures / Les transformations des 19e et 20e siècles // Description intérieure / La tour / Le choeur // Description extérieure / Le choeur / La tour // Datation // Documents // Notes]

#Le site

= Emplacement

Le bourg de Saint-Pair-sur-Mer est situé sur la côte, à 3,5 kilomètres au sud de Granville (voir la carte). Saint-Pair était relié au Mont Saint-Michel à la fois par un chemin des grèves et un chemin montois.

Venant du Mont, le chemin des grèves passait au Bec d’Andaine, près de Genêts, longeait les dunes de Dragey et de Saint-Jean-le-Thomas, gravissait les falaises de Champeaux et de Carolles, et traversait ensuite Bouillon et Jullouville pour aboutir à Saint-Pair.

Le chemin montois, situé légèrement plus à l’est, empruntait le parcours suivant: Genêts, Dragey, Saint-Jean-le-Thomas, Champeaux, Saint-Michel-des-Loups, Bouillon et Saint-Pair. Il existait dès le 10e siècle, et fut prolongé plus tard vers le nord pour aboutir à Cherbourg.

L’église est placée sous le vocable de Saint Pair. Elle est un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud, qui est le second saint.

L’agglomération de Saint-Pair fut importante et prospère jusqu’à la construction de Granville au 15e siècle. La migration des habitants se fit alors vers Granville, au détriment de Saint-Pair qui était jusque-là le centre vital de la région.