Que reste-t-il du choeur roman? Il reste la partie inférieure du mur sud sur toute sa longueur, et la plus grande partie du mur nord située entre la chapelle Saint-Gaud et la chapelle romane. La petite baie en plein-cintre à fort ébrasement ménagée dans le mur nord est d’origine. Le mur sud est lui aussi percé de trois petites baies en plein-cintre. Les baies primitives avaient été agrandies et transformées en baies trilobées au 15e siècle, lors de la construction de la voûte en croisée d’ogives. Elles ont été ramenées aux proportions des petites baies romanes au 19e siècle [14].

Côté nord, près du chevet, le choeur ouvre par une arcade en plein-cintre sur une chapelle voûtée en berceau. Cette chapelle était éclairée par une baie en plein-cintre ouverte dans la paroi nord. Lors de sa transformation en chapelle des morts en 1923, la petite baie a été remplacée par un oculus, et la porte orientale a été murée [15].

#Description extérieure

= Le choeur

Dans les maçonneries extérieures du choeur, on note la présence de trois modillons au nord et quatre au sud, à un mètre environ de l’extrémité supérieure des murs latéraux. Ces modillons, semblables à ceux qui supportent la corniche de la tour, marquent certainement la ligne séparant la construction romane de la maçonnerie ajoutée lors de l’exhaussement des murs latéraux au 15e siècle, lorsque le choeur a reçu une voûte de pierre. A cette époque, on a également renforcé le mur sud par deux contreforts à ressaut, alors que le mur nord était suffisamment maintenu par la chapelle romane.

= La tour

La tour, de forme carrée, se termine par une flèche octogone. Actuellement sise à la croisée du transept, elle était située entre choeur et nef avant 1880. Ses deux étages sont surmontés d’une corniche supportée par des modillons, sise à la base de la flèche. Ces modillons, autrefois sculptés, sont aujourd’hui très abîmés.

Le premier étage est orné au nord et au sud de deux arcatures aveugles reposant sur un bandeau chanfreiné. Les arcades en plein-cintre, ornées d’une simple moulure torique, reposent sur d’épaisses colonnettes engagées. Les chapiteaux des colonnettes sont surmontés d’un tailloir carré et chanfreiné, qui se prolonge entre les arcatures par un bandeau chanfreiné parallèle au bandeau inférieur. La base des colonnettes est carrée.

Le deuxième étage, en très léger retrait par rapport au premier, est orné sur chaque face d’une baie géminée. Les baies géminées, séparées par une colonnette trapue à tailloir et base carrés, sont entourées d’une arcade en plein-cintre ornée d’une simple moulure torique et reposant sur des colonnettes engagées.

Sur la tour carrée s’élève une flèche octogonale dont les angles sont adoucis par des tores. Elle est accompagnée aux quatre angles de clochetons côniques ornés à mi-hauteur d’un boudin. Elle est percée dans sa partie inférieure par deux archères au nord et à l’est. Une troisième petite ouverture est visible au tiers de sa hauteur au sud-est. Cette flèche fut restaurée au 18e siècle après avoir subi de graves dommages dûs à la foudre. Elle fut à nouveau détruite par la foudre à la fin du 19e siècle, et reconstruite dans le même style. Quand fut construite la première flèche en pierre? Aucun document n’a été retrouvé à ce sujet.