Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste et de moëllons de schiste et de granit. Dans les murs latéraux de la nef, de nombreux éléments d’opus spicatum alternent assez irrégulièrement avec quelques rangées de plaquettes de schiste disposées à l’horizontale. Le schiste est la pierre locale puisque Dragey est situé dans une région de terrains sédimentaires schisteux.

= = Les enduits, sols, plafonds et toitures

Les murs latéraux de la nef ont été entièrement rejointoyés à l’extérieur. L’enduit intérieur a été gratté par les habitants du village pour mettre à jour l’appareil en arêtes de poisson, à la requête de l’abbé Pierre Danguy, curé de Dragey entre 1953 et 1974. L’enduit ne subsiste que sur le dernier quart supérieur des murs latéraux. Le sol est en ciment.

La nef est surmontée d’une voûte en berceau de bois réalisée en 1969 et 1970. Sa toiture en ardoises d’Angers a été refaite en 1860.

#Description de la nef

La nef comporte trois travées.

La façade occidentale est consolidée par deux contreforts plats terminés par un glacis. Ils encadrent un portail sans caractère refait en 1860. Ce portail est surmonté d’une grande baie géminée à l’arc légèrement brisé. Cette baie, débouchée et restaurée en 1860, a dû être ouverte à l’époque de la construction de la tour et du choeur au 13e siècle.

Les murs latéraux sont épaulés chacun de trois contreforts plats, qui montent de fond jusqu’au départ de la toiture et sont terminés par un glacis. Ces contreforts, très épais, sont postérieurs à la construction de la nef.

La troisième travée du mur latéral nord comprend une baie romane bouchée, aux piédroits de granit et au cintre creusé dans un linteau monolithe. A l’intérieur, la baie possède un fort ébrasement et son arcade est formée d’une rangée de petits claveaux de granit. Cette petite baie est le seul vestige des ouvertures primitives. A côté est percée une baie trilobée. Les deux premières travées sont percées d’une baie longue et étroite surmontée d’un arc brisé. Ces baies ont sans doute été ouvertes au 13e siècle.

Les première et troisième travées du mur latéral sud sont percées de grandes baies géminées à l’arcature trilobée. Ces baies sont elles-mêmes surmontées d’un motif trilobé assez complexe. L’ensemble est inscrit dans un arc très brisé. Ces grandes baies ont remplacé en 1860 des ouvertures carrées, ouvertures qui avaient elles-mêmes été percées en 1790 à l’endroit d’étroites petites baies sans doute romanes. Pour les baies actuelles, on s’est visiblement inspiré des baies géminées du choeur, agrandies au 15e siècle.