= Histoire

Genêts est une localité très ancienne. Les Abrincatui avaient élu Avranches comme capitale, et Genêts était leur port et leur ville secondaire. La ville fut pillée par les pirates normands au 9e siècle.

La baronnie de Genêts fut donnée à l’abbaye du Mont Saint-Michel vers 1022 par Richard II, duc de Normandie, ainsi que les baronnies de Saint-Pair et d’Ardevon. Port de marée, centre d’une baronnie et d’un doyenné, Genêts est une localité importante sous les premiers ducs normands.

Robert de Torigni, abbé du Mont Saint-Michel entre 1154 et 1186, fit reconstruire une première église devenue très vétuste. Il la fit consacrer en 1157 par Herbert, évêque d’Avranches, accompagné de Roger, abbé du Bec-Hellouin.

Au début du 14e siècle, la population s’élevait à près de trois mille âmes. L’église, qui disposait d’un clergé conséquent, comptait sept chapelles autour d’elle. Ce fut la péride la plus florissante. Lors de la guerre de Cent Ans, Genêts fut pillé, rançonné et brûlé par les Anglais dès 1356. Lors des guerres de religion, la ville fut de nouveau pillée en 1562 par les troupes du protestant Montgommery.

Pendant la Révolution française, Genêts perdit sa sénéchaussée, sa sergenterie, son doyenné, ses foires et ses marchés, et ne fut plus qu’une simple commune rurale. Le titre de chef-lieu de canton fut donné à Sartilly. [1]

L’église et le cimetière de Genêts furent classés Monuments historiques en 1959.

= Le doyenné de Genêts

Le doyenné de Genêts comprenait vingt-sept paroisses: Saint-Nicolas de Ronthon,
Saint-Jean-Baptiste de Bouillon (deux paroisses), Saint-Vigor de Carolles,
Saint-Michel-des-Loups, Saint-Vigor de Champeaux, Saint-Jean-le-Thomas,
Saint-Médard de Dragey, Saint-Etienne de Bacilly, Saint-Pair de Marcey,
Sainte-Marie de Champcey, Saint-Samson d’Angey, Saint-Pair de Sartilly,
Saint-Pierre-Langers (deux paroisses), Sainte-Marie de la Rochelle, Sainte-Marie
de la Lucerne, Saint-Martin de Lolif, Sainte-Marie de Montviron, Saint-Martin de
la Mouche, Sainte-Marie de Subligny, Saint-Martin de Champcervon,
Saint-Barthélémy de Grippon, Sainte-Trinité-des-Chambres, Saint-Pierre de Vains,
Notre-Dame de Genêts, et enfin Saint-Pierre du Mont Saint-Michel.

Le doyenné comprenait aussi deux abbayes - le Mont Saint-Michel, de l’ordre de Saint Benoît, et la Lucerne, de l’ordre des Prémontrés - et cinq prieurés réguliers de l’ordre bénédictin: Saint-Jacques, près de la Haye-Pesnel, compris dans la paroisse de la Lucerne et dépendant de l’abbaye de Saint-Sever; Saint-Léonard de Vains, compris dans la paroisse de Vains et appartenant à l’abbaye Saint-Etienne de Caen; Saint-Marcellin de Genêts et Notre-Dame de Tombelaine, tous deux compris dans la paroisse de Genêts; et enfin Saint-Laurent de Brion, compris dans la paroisse de Dragey. Ces trois derniers prieurés appartenaient au monastère du Mont Saint-Michel.