Saint-Léonard-de-Vains possédait deux des trois points de départ (le troisième était Genêts) du chemin montois reliant le Mont à Caen, appelé aussi le chemin des Ducs.
= Histoire
Saint-Léonard est une bourgade très ancienne qui doit son nom à Saint Léonard (ou Léodovald). Celui-ci y vécut au 6e siècle avant d’être élu huitième évêque d’Avranches en 578.
La bourgade connut les invasions normandes au 9e siècle. Après la conquête normande, elle entra dans le domaine ducal et fut fieffée aux seigneurs de Vains. En 1087, peu de temps avant sa mort, Guillaume le Conquérant la donna à l’abbaye Saint-Etienne de Caen. En 1158, Henri II confirma cette donation qui comprenait un manoir, des terres labourables et des vignes, ainsi que des salines avec le droit de pêche et de varech [1].
Le prieuré de Saint-Léonard était un prieuré simple, c’est-à-dire un petit monastère où quelques religieux détachés des grandes abbayes vivaient sous la direction d’un prieur, mais sans charge d’âmes.
L’église prieurale fut la propriété de l’abbaye Saint-Etienne de Caen jusqu’à la
Révolution française.
Comme l’explique Jean Bindet, “après la nationalisation des biens du clergé en novembre 1789 et la vente des biens nationaux à partir de 1791, le prieuré et le colombier furent laissés à l’abandon et leurs ruines, avec l’église qui n’avait pas trop souffert, furent cédées en 1793 pour la somme de 200 francs en assignats… L’acquéreur, voulant tirer parti de son achat, résolut de transformer l’église en bâtiment de ferme. Le choeur de la vénérable église devint une cuisine avec une cheminée aménagée au chevet de l’abside; la nef devint une grange et une étable; la tour elle-même fut utilisée: la base comme cellier, et l’étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d’une cheminée.” [2]
L’église est restée une propriété privée. En collaboration avec les Monuments historiques, le propriétaire a transformé la nef en maison d’habitation, en ouvrant des fenêtres rectangulaires et en aménageant l’intérieur.
#Le prieuré
= Le plan