Le mur latéral nord est soutenu par trois contreforts plats sur lesquels devait reposer une corniche aujourd’hui disparue. La disposition est la même pour le mur latéral sud. Les grandes fenêtres rectangulaires ont été ouvertes après la Révolution, lorsque le choeur a servi de maison d’habitation.

Le mur oriental s’appuie sur trois contreforts plats reposant sur un soubassement de pierre. Deux baies en plein-cintre ont été bouchées. Restés visibles, leurs arcs et piédroits sont ornés d’une simple moulure torique.

#Description intérieure

La travée supportant la tour entre choeur et nef est délimitée par de gros piliers qui reçoivent quatre arcs en plein-cintre encadrant une voûte d’arêtes.

Au nord et au sud, les arcs reposent sur d’épais pilastres par le biais d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. A l’est et à l’ouest, ces arcs reposent sur deux colonnes engagées jumelées. Les corbeilles des chapiteaux, dont le tailloir est formé par l’imposte moulurée, sont sculptées de crochets d’angle en très bas relief. La base carrée des colonnes est ornée de deux tores entourant une scotie.

Les retombées des arêtes sont reçues aux angles rentrants des piliers par quatre colonnes de même profil que celles recevant les arcs. Le pilier repose sur une base plus large aux arêtes chanfreinées. Cette base est visible à l’est. A l’ouest, elle disparaît dans le sol.

La disposition intérieure de la nef et du choeur ne présente que peu d’intérêt du fait des nombreuses transformations postérieures à la Révolution.

#Datation

Les indices de datation doivent être cherchés dans la tour. Les éléments d’opus spicatum présents dans les maçonneries de la base, la disposition intérieure de la tour et les arcatures jumelles en plein-cintre ornant son second étage permettent de dater l’église du début du 12e siècle.

#Documents