= Histoire
L’église est placée sous le vocable de Saint Loup. Le second saint est Saint Gilles. La paroisse appartenait au doyenné de Tirepied, qui comprenait vingt-six paroisses et qui était l’un des quatre doyennés de l’archidiachoné d’Avranches.
L’église fut sans doute construite par les seigneurs du lieu, qui étaient les patrons présentateurs. Le Livre blanc (Pouillé de 1412) cité par le chanoine Pigeon mentionne: “Ecclesia de S. Lupo – Patronus laïcus…” [1]
Dans leur monographie de la paroisse, M. Masselin et L. Hulmel relatent: “Les plus anciens seigneurs de Saint-Loup dont nous ayons trouvé mention portaient le nom de Grimault. La famille de ce nom possédait un grand nombre de fiefs dans le diocèse d’Avranches au XIIe et XIIIe siècle… En 1463, la seigneurie de Saint-Loup appartient aux Vivien… A la fin du XVIe siècle, elle passa dans la famille des Quesnoy. En l’an 1600, Jacques du Quesnoy était seigneur de Saint-Loup. C’est lui qui fit reconstruire la chapelle qui est au nord du choeur de l’église. Il mourut à Saint-Loup et fut inhumé dans cette chapelle en 1651.” [2]
En effet, l’inscription indiquant la date de cette chapelle (1602) est ornée du blason des Quesnoy. L’inscription est située au-dessus de l’arcade en plein-cintre surplombant l’ouverture de la chapelle vers le choeur.
L’église fut classée en 1921.
#L’église
= Le plan
L’église est formée d’un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté (d’ouest en est) constitué d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées terminé par une abside semi-circulaire (voir le plan). La tour, située dans l’axe du vaisseau, s’élève au-dessus de la première travée du choeur. La seule modification apportée à l’édifice roman est l’ouverture en 1602 d’une chapelle latérale dans la seconde travée du choeur côté nord.
= Les matériaux