12. SAINT-QUENTIN-SUR-LE-HOMME

[Le site / Emplacement / Histoire // L’église / Le plan / Les matériaux / Les appareils / Les enduits, sols, plafonds et toitures // Description extérieure / La façade occidentale / La nef / La tour // Description intérieure / La nef / La tour // La restauration des parties romanes au 20e siècle // Datation // Les portails des églises de Saint-Quentin et de Saint-Loup // Documents // Notes]

#Le site

= Emplacement

Le village de Saint-Quentin-sur-le-Homme est situé au sud-est d’Avranches, à 5,5 kilomètres de la ville, dans un des plis des côteaux de la Sélune, une rivière coulant vers le sud (voir la carte).

Saint-Quentin était situé sur le chemin montois reliant le Mont Saint-Michel aux
villes de l’actuel département du Calvados: Tinchebray, Condé-sur-Noireau,
Falaise et Lisieux. Venant du Mont, le chemin passait par Pontaubault puis
Saint-Quentin avant de se diriger vers Juvigny-le-Tertre et Sourdeval.

= Histoire

Saint-Quentin faisait partie des neuf paroisses qui rayonnaient autour de la cité épiscopale d’Avranches et qui furent regroupées pour former le doyenné de la Chrétienté, lui-même compris dans l’archidiachoné d’Avranches.

Le patronage était partagé entre l’évêque et le Chapitre de la cathédrale. On en trouve la preuve dans une charte de l’évêque Richard Lainé datée de 1260. Selon la charte, cet évêque demandait au Chapitre la permission de nommer un curé à Saint-Quentin, bien que les six mois prévus pour cette nomination fussent déjà écoulés. [1]

Plus tard, l’évêque resta le seul patron présentateur. L’évêque d’Avranches n’avait ce privilège que pour dix-neuf cures sur cent quatre-vingt, dont celle de Saint-Quentin [2].