Certains appareils irréguliers comprennent des éléments d’opus spicatum: le mur latéral sud de la nef de Saint-Martin-le-Vieux, les murs latéraux de la nef de Dragey, la base de la tour de Saint-Léonard-de-Vains. Cet appareil en arêtes de poisson est un indice d’ancienneté. Ces édifices datent tous du 11e ou du tout début du 12e siècle.

Les tours romanes sont formées d’un appareil régulier de granit à Saint-Pair, Genêts et Saint-Loup. A Saint-Léonard, l’appareil régulier de la base (dans sa partie supérieure) et du deuxième étage alterne avec un appareil irrégulier au premier étage.

Les tympans du portail muré de Saint-Jean-le-Thomas et du portail occidental de Saint-Loup sont formés de pierres de granit losangées disposées en appareil réticulé. On retrouve ce même genre d’appareil réticulé au premier étage de la tour de Saint-Loup, à l’écoinçon des arcatures jumelles.

#L’architecture extérieure

= Les contreforts

Les façades occidentales sont le plus souvent épaulées de deux contreforts plats à leurs extrémités. Seule, la façade de Saint-Jean-le-Thomas est consolidée par un contrefort plat central.

Les murs latéraux de la nef et du choeur sont épaulés de contreforts plats. Ils montent de fond jusqu’au départ de la toiture, comme à Saint-Loup et Saint-Quentin. Ou alors, comme à Bréville et Yquelon, ils prennent appui sur un soubassement de pierre et supportent une corniche soutenue par des modillons.

= Les baies

Seule la façade occidentale d’Yquelon est percée d’un petit oculus orné sur son pourtour de billettes. Les autres ouvertures romanes sont des baies en plein-cintre longues et étroites.

Les piédroits et les arcs de ces baies sont en granit. Le cintre est souvent creusé dans un linteau monolithe de granit (Yquelon, Bréville, Saint-Loup, etc.). Il est quelquefois formé d’une rangée de claveaux de granit (Saint-Jean-le-Thomas, Saint-Léonard-de-Vains). Le pourtour des baies est sans ornement, sauf les baies du chevet de Saint-Léonard ornées d’une moulure torique.