Retour à la case départ, donc.
(fin du rappel)
Mais la case a changé, le temps est passé sur elle, et sur nous. Durant ces courtes années excitantes, nous avons appris à jouer sur notre tas de sable avec des armes qui ne nous étaient pas destinées (n'oublions jamais que tout cela vient d'Arpanet, de nécessité militaire. Du sérieux, pas des rêveurs). On s'en est mis plein les yeux.
Les scores (provisoires) du mundial des e-sumos & autres JM6 nous ont aussi montré que la question du support est secondaire & se résoudra toute seule: il y aura finalement (prenez des notes, capital-risqueurs) 3 formats: écran téléphone, écran livre, écran album-BD/jeu-video.
Or, ces armes, il faut bien qu'elles servent. Et puisque leur rime est: larmes, notre but du jour sera: faire pleurer Nikita, de rire et d'autre. La toucher plein coeur, qu'elle soit prête à payer pour connaître la fin d'un roman hypermedia, en PDF, en CDRom ou même en imprimé.
Bref, l'avenir?
Il se présente à nous sous le soleil d'Icare & des horribles travailleurs.
Sauf que, dans notre domaine DNS, l'avenir n'existe pas, ni le passé (où vont les liens morts?): l'hyperlien, c'est l'immobilité absolue, le déplacement sans la durée. Pas de ligne du temps, pas d'horaire d'embarquement… No past, no future: présents."
= Anne-Bénédicte Joly, écrivain auto-éditeur
Anne-Bénédicte Joly, romancière et essayiste, habite en région parisienne. En avril 2000, elle décide d'auto-publier ses oeuvres en utilisant l'internet pour les faire connaître. "Mon site a plusieurs objectifs, raconte-t-elle en juin 2000, deux mois après son ouverture. Présenter mes livres (essais, nouvelles et romans auto-édités) à travers des fiches signalétiques (dont le format est identique à celui que l'on trouve dans la base de données Electre) et des extraits choisis, présenter mon parcours (de professeur de lettres et d'écrivain), permettre de commander mes ouvrages, offrir la possibilité de laisser des impressions sur un livre d'or, guider le lecteur à travers des liens vers des sites littéraires."