En mai 2003, l’Acrobat Reader (version 5) fusionne avec l’Acrobat eBook Reader (version 2) pour devenir l’Adobe Reader (débutant à la version 6), qui permet de lire aussi bien les fichiers PDF standard que les fichiers PDF sécurisés comme ceux des livres numériques sous droits.

Fin 2003, Adobe ouvre sa librairie en ligne, Digital Media Store, avec les titres au format PDF de grands éditeurs - HarperCollins Publishers, Random House, Simon & Schuster, etc. - ainsi que les versions électroniques de journaux et magazines comme le New York Times, Popular Science, etc. Adobe lance aussi Adobe eBooks Central, un service permettant de lire, publier, vendre et prêter des livres numériques, et l’Adobe eBook Library, qui se veut un prototype de bibliothèque de livres numériques.

Les versions récentes d’Adobe Acrobat permettent de créer des PDF compatibles avec le format OeB (Open eBook) puis le format ePub (qui succède au format OeB), devenus eux aussi des standards du livre numérique.

# L'Open eBook

Les années 1998 et 1999 sont marquées par la prolifération des formats, chacun lançant son propre format de livre numérique dans le cadre d’un marché naissant promis à une expansion rapide.

Aux formats classiques - formats TXT (texte), DOC (Microsoft Word), HTML (HyperText Markup Language), XML (eXtensible Markup Language) et PDF (Portable Document Format) - s’ajoutent des formats propriétaires créés par plusieurs sociétés pour lecture sur leurs propres logiciels, qui sont entre autres le Glassbook Reader, le Peanut Reader, le Rocket eBook Reader (pour lecture sur le Rocket eBook), le Franklin Reader (pour lecture sur l'eBookMan), le logiciel de lecture Cytale (pour lecture sur le Cybook), le Gemstar eBook Reader (pour lecture sur le Gemstar eBook) et le Palm Reader (pour lecture sur le Palm Pilot). Ces logiciels correspondent souvent à un appareil donné et ne peuvent donc pas être utilisés sur d'autres appareils, tous comme les formats qui vont avec.

Inquiets pour l’avenir du livre numérique qui, à peine né, propose presque autant de formats que de titres, certains insistent sur l’intérêt - sinon la nécessité - d’un format unique. A l’instigation du NIST (National Institute of Standards & Technology) aux États-Unis, l’Open eBook Initiative voit le jour en juin 1998 et constitue un groupe de travail de 25 personnes sous le nom d'Open eBook Authoring Group. Ce groupe élabore l’OeB (Open eBook), un format de livre numérique basé sur le langage XML et destiné à normaliser le contenu, la structure et la présentation des livres numériques.

Le format OeB est défini par l’OeBPS (Open eBook Publication Structure), dont la version 1.0 est disponible en septembre 1999. Téléchargeable gratuitement, l’OeBPS dispose d'une version ouverte et gratuite appartenant au domaine public. La version originale est destinée aux professionnels de la publication puisqu'elle doit être associée à une technologie normalisée de gestion des droits numériques, et donc à un système de DRM (Digital Rights Management) permettant de contrôler l’accès des livres numériques sous droits.

Fondé en janvier 2000 pour prendre la suite de l’Open eBook Initiative, l’OeBF (Open eBook Forum) est un consortium industriel international regroupant constructeurs, concepteurs de logiciels, éditeurs, libraires et spécialistes du numérique (avec 85 participants en 2002) dans l'optique de développer le format OeB et l’OeBPS. Le format OeB devient un standard qui sert lui-même de base à de nombreux formats, par exemple le format LIT (pour le Microsoft Reader) ou le format PRC (pour le Mobipocket Reader).

En avril 2005, l’Open eBook Forum devient l’International Digital Publishing Forum (IDPF), et le format OeB laisse la place au format ePub.