Perspectives:

Le projet a un problème de volume: grande surface, pas assez d'épaisseur. Il faudrait 3 à 5 fois plus de monde partout pour que ça avance assez vite (pour que Microsoft et d'autres ne finissent pas par tout reprendre et revendre, alors qu'on vise une utilisation ouverte, du type de ce qu'on fait avec les serveurs et clients Web). Les subventions des sociétés japonaises à l'UNU pour ce projet (et d'autres) se tarissent à cause de la crise japonaise. Le groupe central est beaucoup trop petit (4 personnes qui font le logiciel, le japonais, l'anglais, l'administration, c'est peu même avec de la sous-traitance).

De plus, le plan général est d'ouvrir aux autres langues de l'ONU en 2000. Il faudrait arriver à un état satisfaisant pour les 13 autres avant.

Du point de vue politique et culturel, ce projet est très important, en ce qu'il montre pour la première fois une voie possible pour construire divers outils soutenant l'usage de toutes les langues sur Internet, qu'elles soient majoritaires ou minoritaires. En particulier, ce devrait être un projet majeur pour la francophonie.

Dans l'état actuel des choses, je pense que l'élan initial a été donné, mais que la première phase (d'ici 2000) risque de retomber comme un soufflé si on ne consolide pas très vite le projet, dans chaque pays participant.

Et donc:

L'UNU cherche comment monter un soutien puissant à la mesure de cette ambition. Je pense que, pour la francophonie par exemple, il faudrait un groupe d'une dizaine de personnes ne se consacrant qu'à ce projet pendant au moins 10 ans, plus des stagiaires et des collaborateurs sur le réseau, bénévoles ou intéressés par la mise à disposition gratuite de ressources et d'outils."

Voici quelques groupes de recherche anglophones.

Créé à la fin des années 80, le CL/MT Research Group (Computational Linguistics
(CL) and Machine Translation (MT) Group - Groupe de linguistique
computationnelle et de traduction automatique) est un groupe de recherche du
Département des langues et de linguistique de l'Université d'Essex
(Royaume-Uni).

Fondé en 1986, le Center for Machine Translation (CMT) (Centre pour la traduction automatique) est un centre de recherche inclus dans le nouvel Institut des technologies des langues de l'Université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie, USA). Il est spécialisé dans les technologies de traitement de la langue naturelle, particulièrement la traduction automatique multilingue de haute qualité.