L’internet du futur pourrait être un réseau pervasif permettant de se connecter en tout lieu et à tout moment sur tout type d’appareil à travers un réseau unique et omniprésent.

Le concept de réseau pervasif est développé par Rafi Haladjian, fondateur de la société Ozone. Comme expliqué sur le site web en 2007, «la nouvelle vague touchera notre monde physique, notre environnement réel, notre vie quotidienne dans tous les instants. Nous n’accéderons plus au réseau, nous l’habiterons. Les composantes futures de ce réseau (parties filiaires, parties non filiaires, opérateurs) seront transparentes à l’utilisateur final. Il sera toujours ouvert, assurant une permanence de la connexion en tout lieu. Il sera également agnostique en terme d’application(s), puisque fondé sur les protocoles mêmes de l’internet.» Nous attendons cela avec impatience.

Quant au contenu de l’internet, Timothy Leary, philosophe visionnaire, le décrit ainsi dans son livre «Chaos et cyberculture?», publié en 1994: «Toute l’information du monde est à l’intérieur. Et grâce au cyberespace, tout le monde peut y avoir accès. Tous les signaux humains contenus jusque-là dans les livres ont été numérisés. Ils sont enregistrés et disponibles dans ces banques de données, sans compter tous les tableaux, tous les films, toutes les émissions de télé, tout, absolument tout.» En 2011, nous n’en sommes pas encore là, mais les choses sont en bonne voie.

1986 > DES EXTENSIONS POUR L'ASCII

[Résumé] Avec le développement de l’internet hors de la sphère anglophone, communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d’où la nécessité de prendre en compte les caractères accentués d’autres langues européennes. Publié par l'American National Standards Institute (ANSI) en 1963, l'ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est le premier système d'encodage. Il s'agit d'un code standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A est traduit par «1000001», B est traduit par «1000010», etc.). L'ASCII permet uniquement la lecture de l'anglais (et du latin). Des variantes de l'ASCII sur huit bits sont publiées à partir de 1986 pour prendre en compte les caractères accentués de quelques langues européennes. La variante pour le français, l’espagnol et l’allemand (entre autres) est la norme ISO 8859-1 (Latin-1). Mais les problèmes sont loin d’être résolus. Pour cela, il faudra attendre l’Unicode, nouveau système d’encodage universel dont la première version est publiée en janvier 1991.

***

Avec le développement de l’internet hors de la sphère anglophone, communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d’où la nécessité de prendre en compte les caractères accentués de plusieurs langues européennes.

# L’ASCII sur 7 bits

Le premier système d'encodage informatique est l’ASCII (American Standard Code for Information Interchange). Publié en 1963 aux États-Unis par l’American National Standards Institute (ANSI), l'ASCII est un code standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A est traduit par «1000001», B est traduit par «1000010», etc.). Les 128 caractères comprennent 33 caractères de contrôle (qui ne représentent donc pas de symbole écrit) et 95 caractères imprimables: les 26 lettres sans accent en majuscules (A-Z) et minuscules (a-z), les chiffres, les signes de ponctuation et quelques caractères spéciaux, le tout correspondant aux touches du clavier anglophone.

# L’ASCII sur 8 bits