Copyright © 2011 Marie Lebert

TABLE DES MATIÈRES

1971 > Le Projet Gutenberg, un projet visionnaire 1974 > Les débuts de l’internet 1986 > Des extensions pour l’ASCII 1990 > Le web booste l’internet 1991 > L’Unicode, système d’encodage universel 1992 > Des répertoires de textes électroniques 1993 > L’Online Books Page, liste de livres en ligne 1993 > Le format PDF, lancé par Adobe 1994 > L’internet comme outil de marketing 1994 > Athena, bibliothèque numérique 1995 > Éditel, éditeur littéraire né sur la toile 1995 > La presse imprimée se met en ligne 1995 > Amazon, pionnier du cybercommerce 1996 > L’Internet Archive, pour les générations futures 1996 > CyLibris, éditeur électronique 1996 > Vers un savoir numérique 1996 > Le projet @folio, baladeur de textes 1996 > Les éditions du Choucas sur la toile 1997 > La convergence multimédia 1997 > Un portail pour les bibliothèques nationales européennes 1997 > E Ink, technologie d’encre électronique 1997 > oVosite, espace d’écriture hypermédia 1997 > NON, roman multimédia 1997 > Gallica, bibliothèque numérique 1998 > Des livres numérisés en quantité 1998 > L’Encyclopédie de Diderot en ligne 1998 > 00h00, éditeur en ligne 1998 > Un prolongement sur le web pour les livres 1998 > Un durcissement du copyright 1998 > Les premières tablettes de lecture 1999 > Du bibliothécaire au cyberthécaire 1999 > La librairie Ulysse sur le web 1999 > L’internet, personnage de roman 2000 > Encyclopédies et dictionnaires en ligne 2000 > Les aventures de Stephen King 2000 > Des auteurs de best-sellers 2000 > Cotres.net, site de littérature hypermédia 2000 > Un format standard pour le livre numérique 2000 > Numilog, librairie numérique 2000 > La Bible de Gutenberg en ligne 2001 > Le web au service des auteurs 2001 > De nouveaux genres littéraires 2001 > Wikipédia, encyclopédie collaborative 2001 > D’autres tablettes de lecture 2001 > Une meilleure bande passante 2001 > Creative Commons, le copyright revisité 2003 > La Public Library of Science 2003 > Handicapzéro, l’internet pour tous 2003 > Le matériel d’enseignement du MIT 2004 > Le web 2.0, communauté et partage 2005 > Du PDA au smartphone 2005 > De Google Print à Google Books 2005 > L’Open Content Alliance, bibliothèque planétaire 2006 > Le catalogue collectif WorldCat en ligne 2007 > Quel avenir pour l’ebook? 2007 > Citizendium, encyclopédie expérimentale 2007 > L’Encyclopedia of Life, projet global 2009 > Indiscripts, laboratoire de scripts InDesign 2010 > Du Librié à l’iPad 2011 > L’ebook en dix points

1971 > LE PROJET GUTENBERG, UN PROJET VISIONNAIRE

[Résumé] Le premier livre numérique est l’eText #1 du Projet Gutenberg, un projet visionnaire fondé en juillet 1971 par Michael Hart pour créer des versions électroniques gratuites d'oeuvres littéraires et les diffuser dans le monde entier. Au 16e siècle, Gutenberg avait permis à chacun d'avoir des livres imprimés pour un prix relativement modique. Au 21e siècle, le Projet Gutenberg permettrait à chacun d'avoir une bibliothèque numérique gratuite. D'abord considéré comme complètement irréaliste, ce projet trouve un nouveau souffle et un rayonnement international avec l'apparition du web en 1990, ce qui facilite la circulation des livres, puis la création de Distributed Proofreaders en 2000, pour partager la relecture des livres entre des milliers de volontaires. En juillet 2011, pour son 40e anniversaire, le Projet Gutenberg compte 36.000 livres numériques, des dizaines de milliers de téléchargements par jour, des sites web aux États-Unis, en Australie, en Europe et au Canada et 40 sites miroirs répartis sur toute la planète.

***

Le premier livre numérique est l’eText #1 du Projet Gutenberg, fondé en juillet 1971 par Michael Hart pour créer des versions électroniques d'oeuvres littéraires et les diffuser gratuitement dans le monde entier.

Au 16e siècle, Gutenberg avait permis à chacun d'avoir des livres imprimés pour un prix relativement modique. Au 21e siècle, le Projet Gutenberg permettrait à chacun d'avoir une bibliothèque numérique gratuite.

# Les débuts du projet

Comment le projet débute-t-il? Alors étudiant à l’Université de l'Illinois (États-Unis), Michael Hart se voit attribuer quelques millions de dollars de «temps machine» dans le laboratoire informatique (Materials Research Lab) de son université.