Un durcissement similaire touche les pays de l'Union européenne. La règle générale est désormais un copyright de 70 ans après le décès de l’auteur, alors qu’il était auparavant de 50 ans, suite aux pressions exercées par les éditeurs de contenu sous prétexte d’«harmoniser» les lois nationales régissant le droit d'auteur pour répondre à la mondialisation du marché.

À ceci s'ajoute la législation sur le copyright des éditions numériques en application des traités internationaux de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle). Ces traités sont signés en 1996 dans l'optique de contrôler la gestion des droits numériques, à la suite de quoi le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) est entériné en octobre 1998 aux États-Unis et la directive EUCD (European Union Copyright Directive) est entérinée en mai 2001 par la Communauté européenne.

La directive EUCD s'intitule très précisément «Directive 2001/29/EC du Parlement européen et du Conseil sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information». Elle fait suite à la directive de février 1993 (Directive 93/98/EEC) qui visait à harmoniser les législations des différents pays en matière de protection du droit d'auteur. La directive EUCD entre peu à peu en vigueur dans tous les pays de l'Union européenne, avec mise en place de législations nationales, le but officiel étant de renforcer le respect du droit d'auteur sur l'internet et de contrer ainsi le piratage. En France, par exemple, la loi DADVSI (Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information) est promulguée en août 2006, et n'est pas sans susciter de nombreux remous.

1998 > LES PREMIÈRES TABLETTES DE LECTURE

[Résumé] Les premières tablettes de lecture sont développées dans la Silicon Valley, en Californie. Le Rocket eBook est lancé en 1998 par NuvoMedia, société financée par la chaîne de librairies Barnes & Noble et le géant des médias Bertelsmann. Peu après, le SoftBook Reader est lancé par SoftBook Press, société financée par les deux grandes maisons d'édition Random House et Simon & Schuster. Ces tablettes de lecture fonctionnent sur batteries et disposent d'un écran à cristaux liquides (ou écran LCD: Liquid Cristal Display) noir et blanc, avec une capacité de stockage d’une dizaine de livres. L’usager se connecte à l’internet soit par le biais d’un ordinateur (comme le Rocket eBook) soit directement grâce à un modem intégré (comme le SoftBook Reader) pour télécharger des livres à partir des librairies numériques présentes sur les sites des sociétés. D’autres modèles suivent, comme l’EveryBook Reader de la société EveryBook ou le Millennium eBook de la société Librius.

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Développées dans la Silicon Valley, en Californie, et commercialisées en 1998, les premières tablettes de lecture sont le Rocket eBook et le SoftBook Reader.

Alors qu’elles étaient jusque-là l’apanage des films de science- fiction, ces tablettes électroniques dédiées ont la taille d'un (gros) livre et sont souvent appelées ebooks, livres électroniques, tablettes de lecture ou même liseuses.

Elles suscitent un engouement certain, même si peu de gens vont jusqu'à les acheter, vu leur prix prohibitif - plusieurs centaines de dollars - et un choix de titres restreint, le catalogue de livres numériques étant encore ridicule par rapport à la production imprimée. Les éditeurs commencent tout juste à produire des livres en version numérique et se demandent encore comment les commercialiser, la plupart étant tétanisés par les risques de piratage.

Ces tablettes fonctionnent sur batteries et disposent d'un écran à cristaux liquides (écran LCD: Liquid Cristal Display) noir et blanc rétro-éclairé ou non, avec une capacité de stockage d’une dizaine de livres. L’usager se connecte à l’internet soit par le biais d’un ordinateur (comme le Rocket eBook) soit directement grâce à un modem intégré (comme le SoftBook Reader) pour télécharger des livres à partir de librairies numériques présentes sur les sites des sociétés.