# Des dizaines de milliers d'ebooks
Project Gutenberg News débute en novembre 2006 à l’instigation de Mike Cook. Il s'agit d'un site web qui complète la lettre d’information hebdomadaire et mensuelle existant depuis nombre d'années. Le site offre par exemple les statistiques de production hebdomadaires, mensuelles et annuelles depuis 2001. La production hebdomadaire est de 24 livres en 2001, 47 livres en 2002, 79 livres en 2003, 78 livres en 2004, 58 livres en 2005, 80 livres en 2006 et 78 livres en 2007. La production mensuelle est de 104 livres en 2001, 203 livres en 2002, 348 livres en 2003, 338 livres en 2004, 252 livres en 2005, 345 livres en 2006 et 338 livres en 2007. La production annuelle est de 1.244 livres en 2001, 2.432 livres en 2002, 4.176 livres en 2003, 4.058 livres en 2004, 3.019 livres en 2005, 4.141 livres en 2006 et 4.049 livres en 2007.
Le Projet Gutenberg Canada (PGC) voit le jour le 1er juillet 2007, le jour de la fête nationale, à l'instigation de Michael Shepard et David Jones. Il est suivi de Distributed Proofreaders Canada (DPC), avec une production qui débute en décembre 2007. Les cent premiers livres sont disponibles en mars 2008, avec des livres en anglais, en français et en italien.
Distributed Proofreaders (DP), lancé en octobre 2000, comptabilise 52.000 volontaires en janvier 2008, avec un nombre total de 11.950 livres traités en sept ans et trois mois. Distributed Proofreaders Europe (DP Europe), lancé en décembre 2003, comptabilise 1.500 volontaires. Distributed Proofreaders Canada (DPC), lancé en décembre 2007, comptabilise 250 volontaires.
Le Projet Gutenberg franchit la barre des 25.000 livres en avril 2008.
Le 25.000e livre est "English Book Collectors", de William Younger
Fletcher (publié en 1902).
Le Projet Gutenberg comptabilise 32.500 ebooks le 1er mars 2009 pour l'ensemble de ses sites, avec 28.147 ebooks pour le Project Gutenberg USA, 1.750 ebooks pour le Project Gutenberg Australia, 600 ebooks pour le Project Gutenberg Europe et 250 ebooks pour le Project Gutenberg Canada, auxquels il convient d'ajouter les 2.020 ebooks de la section PrePrints. Le Project Gutenberg Consortia Center (PGCC) – qui rassemble des collections de livres numérisés par d'autres sources - comptabilise 75.000 ebooks à la même date.
= Du passé vers l'avenir
Le pari fait par Michael Hart en 1971 est donc réussi, avec une progression assez impressionnante si on pense au nombre de pages relues et corrigées: 10 livres en août 1989, 100 livres en janvier 1994, 1.000 livres en août 1997, 2.000 livres en mai 1999, 3.000 livres en décembre 2000, 4.000 livres en octobre 2001, 5.000 livres en avril 2002, 10.000 livres en octobre 2003, 15.000 livres en janvier 2005, 20.000 livres en décembre 2006 et 25.000 livres en avril 2008.
Mais les résultats du Projet Gutenberg ne se mesurent pas seulement à ces chiffres, qui restent assez modestes par rapport au nombre de livres imprimés appartenant au domaine public. Les résultats se mesurent également à l’influence du projet, qui est considérable. Premier site d’information sur l’internet et première bibliothèque numérique, le Projet Gutenberg a inspiré bien d’autres bibliothèques numériques au fil des ans, par exemple le Projekt Runeberg pour la littérature scandinave ou le Projekt Gutenberg-DE pour la littérature allemande, pour n’en citer que deux.
La structure administrative et financière du Projet Gutenberg se limite au strict minimum, avec une devise qui tient en trois mots: «Less is more.» Michael Hart insiste régulièrement sur la nécessité d’un cadre aussi souple que possible laissant toute initiative aux volontaires, et la porte grande ouverte aux idées nouvelles. Le but est d’assurer la pérennité du projet indépendamment des crédits, des coupures de crédits et des priorités culturelles, financières et politiques du moment. Pas de pression possible donc par le pouvoir et par l’argent. Et respect à l’égard des volontaires, qui sont assurés de voir leur travail utilisé pendant de nombreuses années, si ce n’est pour plusieurs générations, d’où l’intérêt d’un format numérique qui soit toujours valable dans quelques siècles. Le suivi régulier du projet est assuré grâce à une lettre d’information hebdomadaire et mensuelle, des forums de discussion, des wikis et des blogs.