Et il les laisse faire!


48.—Lundi 19 mars.

Il est revenu ce matin à Clermont. Il a fait ses adieux aux troupes par un ordre du jour de quatre lignes, et il s'occupe de tout déménager du quartier général. Son successeur est le général Warnet.

Il est question d'organiser une ovation patriotique pour mercredi ou jeudi, quand le général quittera définitivement Clermont.


49.—Vendredi 23 mars.

Le général est parti ce matin par le train de 9h. 18, au milieu d'une ovation comme on n'en avait jamais vu à Clermont. Je n'ai pas pu y aller, ne voulant pas quitter ma mère malade. Dès six heures du matin, j'ai vu des groupes descendre la route de la Vallée, des gars qui venaient de loin, de la montagne, et des charrettes comme s'il y avait grande foire à Clermont. à partir de dix heures, tout ce monde-là a commencé à revenir. Beaucoup se sont arrêtés chez moi.

Les gars avaient des rubans tricolores sur la blouse, sur le chapeau, comme au jour du tirage au sort. Tout le monde portait des médailles, des brochettes, des mirlitons, avec le portrait du brave général.

Les groupes reprenaient en chœur le refrain à la mode: