—Laisse-moi le temps, toujours! cria Berthe, hargneusement. Alors, j’ai répondu: «Ma sœur veut, comme moi, s’en débarrasser.»

—Débarrasser, oh! Berthe!

—Quand tu répéteras: «Oh! Berthe!» c’est tout de même ça que nous voulons! C’est pour ça que nous sommes allées à Paris. C’est pour ça que nous avons appelé M. Froment à notre secours.

Fanny dit faiblement:

—Je ne voulais pas.

—Tu ne veux pas, d’abord, et puis tu profites de ce que je fais. Heureux que je suis là pour mener la barque. Où irais-tu sans moi, ma pauvre fille?

Elles se turent. La chaleur devenait insupportable. Berthe se dirigea vers la maison. Fanny marchait derrière elle.

—C’est tout ce que vous avez dit?

Berthe ne se retourna pas.

—Oui, dit-elle sèchement, c’est tout et c’est bien assez.