—C’est pas nos affaires. A vous de vous arranger.
Elle paraissait butée, ce matin, à se montrer intransigeante, autant, la veille, elle avait laissé voir une singulière bonne volonté. Le gars pâlit un peu sous son hâle de paysan.
—Si, c’est vos affaires, dit-il d’une voix sourde en ne regardant que la cadette.
Elle vint en face de lui, à le toucher; les poings aux hanches, dans sa terrible attitude de combat.
—Ah! c’est nos affaires? Eh bien, combien qu’ ça va durer, dites un peu, combien de temps que vous allez rester à la Hêtraye?
Le gars ne répondit pas tout de suite. Il recula, se détourna et s’assit. Puis il se coupa du pain, et alors il parla:
—Ma permission finit dans huit jours. En convalescence que j’ suis.
Fanny fit un pas et un cri.
—En convalescence?
Le gars la regarda comme s’il venait seulement de l’apercevoir depuis son entrée dans la chambre.