Personne ne répondit. Alors, il parut s’enhardir et prononça:

—Vous auriez besoin...

Il s’arrêta, comme pour juger de l’effet de ce début. Puis il reprit:

—D’un bon domestique.

Ce fut le tonnerre éclaté aux pieds des sœurs. On eût dit qu’elles en restaient assourdies. La première, Berthe se remit:

—Et alors? dit-elle avec quelque insolence.

—Et alors, je connais le métier, tout le monde vous le dira. Vous n’avez qu’à vous informer...

Fanny songea: «Sans nom!»

Berthe réfléchissait sans répondre. Elle semblait peser des choses. Enfin, elle dit:

—Vous rêvez, mon garçon! Nous n’avons pas besoin d’un domestique. Nous «n’occupons» pas, nous demeurons à Beuzeboc.