—«Vous avez perdu tout à fait la tête. Sur cinquante fois que frappe la foudre, elle frappe l’eau quarante-neuf fois. Fermez le robinet. Oh! mon ami, rien ne peut plus nous sauver! Il me semble que... Mortimer! qu’est-ce qu’il y a?»
—«C’est ce damné... C’est un tableau que j’ai fait tomber.»
—«Alors vous êtes près du mur! Je n’ai jamais vu pareille imprudence. Vous ne savez pas que rien n’est meilleur conducteur de la foudre qu’un mur! Écartez-vous! Et vous alliez encore jurer. Oh! comment pouvez-vous être si désespérément criminel, quand votre famille est dans un tel péril! Mortimer! Avez-vous commandé un édredon, comme je vous l’avais dit?»
—«Je l’ai tout à fait oublié.»
—«Oublié! Il peut vous en coûter la vie. Si vous aviez un édredon, maintenant, vous pourriez l’étendre au milieu de la chambre et vous coucher, vous seriez tout à fait en sûreté. Venez vite ici, venez vite, avant que vous ayez l’occasion de commettre quelque nouvelle folie imprudente.»
J’essayai d’entrer dans le réduit, mais nous ne pouvions pas y tenir tous deux, la porte refermée, sans étouffer. Je fis ce que je pus pour respirer, mais je fus bientôt forcé de sortir. Ma femme me rappela:
—«Mortimer, il faut faire quelque chose pour votre salut. Donnez-moi ce livre allemand qui est sur le bord de la cheminée, et une bougie. Ne l’allumez pas. Donnez-moi l’allumette. Je vais l’allumer ici dedans. Il y a quelques instructions dans ce livre.»
J’eus le livre, au prix d’un vase et de quelques menus objets fragiles. La dame s’enferma avec la bougie. Ce fut un moment de calme. Puis elle appela:
—«Mortimer, qu’est cela?»
—«Rien que le chat.»