— Si c’est vrai ! Vous cherchez encore à me duper.
— Oh, non, pas du tout. Ne dites pas cela. Je vous ai dit la vérité, pourquoi en doutez-vous ?
La réponse ne se fit pas attendre.
— Tout bonnement, parce que vous ne l’avez pas dit plus tôt.
— Oh ! s’écria-t-il en saisissant la logique du raisonnement.
— Vous avez l’air de m’ouvrir votre cœur et vous m’avez dissimulé une chose que vous auriez dû m’avouer dès l’instant, où… où vous étiez décidé à me faire la cour.
— C’est vrai, vous avez raison. Mais il y a des cas où… des circonstances où… Et puis, voyez-vous, dit-il humblement, vous paraissez si décidée à suivre dans la vie la voie droite et honorable d’une pauvreté probe, que j’ai… que j’ai eu peur… enfin, vous savez bien tout ce que vous disiez.
— Oui, je sais ce que je disais. Et je sais aussi que, dès notre première conversation, je vous avais parlé de façon à faire disparaître toutes vos craintes.
Il se tut, puis reprit d’un ton découragé :
— Je ne vois aucune issue. J’ai commis une erreur, rien qu’une erreur, car je n’avais certes aucune mauvaise intention. Je ne savais pas comment cela finirait, je n’ai jamais su d’ailleurs prévoir la tournure des événements.