—Mais ce que j’ai à vous dire est secret.

—N’ayez pas peur; parlez à votre aise, personne n’est avec moi.

—Je ne sais vraiment si j’oserai.

—Voyons, Alonzo, vous savez bien que vous avez confiance en moi, ne vous arrêtez pas.

—Je le sais bien, ma tante, mais ce que j’ai à vous dire est très sérieux, me touche de très près, intéresse toute ma famille et même toute l’humanité.

—Voyons, Alonzo, parlez. Je n’en soufflerai mot. Qu’avez-vous?

—Je n’ose vous le dire, ma tante.

—Je vous en supplie, parlez. Vous savez que je vous aime et que rien de ce qui vous touche ne m’est étranger. Ayez confiance en moi et dites-moi tout. Qu’avez-vous?

—C’est le temps!...

—Que le diable emporte le temps! Je ne comprends pas que vous ayez le courage de me tourmenter ainsi, Alonzo.