[24: L'année suivante les eaux d'Ems ont rendu la santé à l'Impératrice.]

[25: Chaumière anglaise.]

[26: Voyez la note suivante.]

[27: Je crois devoir insérer ici l'extrait d'une lettre qui m'a été écrite cette année par une femme de mes amies; ce récit n'ajoute rien aux détails que vous venez de lire, si ce n'est que la singulière prudence d'un étranger, d'un artiste en causant dans un salon de Paris et en parlant d'un événement arrivé trois ans auparavant à Pétersbourg, vous donne mieux l'idée de l'oppression des esprits en Russie, que tout ce que je puis vous en dire moi-même. «Un peintre italien qui se trouvait en même temps que vous à Saint-Pétersbourg, est maintenant à Paris. Il racontait comme vous me l'avez racontée cette catastrophe où périrent à peu près quatre cents individus. Le peintre faisait son récit tout bas. Eh bien! je sais cela, lui dis-je, mais pourquoi dites-vous cela tout bas: Oh! c'est que l'Empereur a défendu qu'on en parlât. J'ai admiré cette obéissance malgré le temps et les distances. Mais vous, qui ne pouvez tenir une vérité captive, quand publierez-vous votre voyage?»

Je joins encore ici un extrait des beaux articles imprimés dans le Journal des Débats, le 13 octobre 1842, au sujet du livre intitulé: Persécutions et souffrances de l'Église catholique en Russie.

«Au mois d'octobre 1840, deux convois courant en sens inverse sur le chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Krasnacselo, se rencontrèrent faute d'avoir pu s'apercevoir, à cause d'un épais brouillard. Tout fut brisé du choc. Cinq cents personnes, dit-on, restèrent sur le carreau tuées, mutilées ou plus ou moins grièvement blessées. C'est à peine si on en eut connaissance à Saint-Pétersbourg. Le lendemain, de très-grand matin, quelques curieux seulement osèrent aller visiter le lieu de la catastrophe: ils trouvèrent tous les débris déblayés, les morts et les blessés enlevés, et comme seuls signes de l'accident quelques agents de police qui, après avoir interrogé les curieux sur les motifs de leur visite matinale, les gourmandèrent de leur curiosité et leur ordonnèrent rudement de retourner chacun chez soi.»]

[29: Je me crois obligé de changer quelques circonstances et de taire les noms qui pourraient faire remonter aux personnes; mais l'essentiel de l'histoire est conservé dans ce récit.]

[30: Il n'est pas inutile de répéter que cette lettre, comme presque toutes les autres, ont été conservées et cachées avec soin pendant tout le temps de mon séjour en Russie.]

[31: Ce mot est de l'archevêque de Tarente, dont M. Valery vient de faire un portrait bien intéressant et bien complet dans son livre des Anecdotes et Curiosités italiennes. Je crois que la même pensée a été exprimée encore plus énergiquement par l'Empereur Napoléon. D'ailleurs elle vient à quiconque voit les Russes de près.]

[32: N'oubliez pas, je vous prie, que ce n'est pas moi qui parle ainsi.]