L'ATTELAGE.—FABLE.

Un habile cocher menait un équipage,
Avec quatre chevaux par couples attelés;
Après les avoir muselés,
En les guidant il leur tint ce langage:
Ne vous laissez pas devancer,
Disait-il à ceux de derrière;
Ne vous laissez pas dépasser,
Ni même atteindre, en si belle carrière,
Disait-il à ceux de devant,
Qui l'écoutaient le nez au vent;
Un passant dans cette occurrence,
Lui dit alors à ce propos:
Vous trompez ces pauvres chevaux.
Il est vrai, reprit-il, mais la voiture avance.

FIN DU TROISIÈME VOLUME.

NOTES

[1: Ceci répond à une lettre reçue de Paris.]

[2: Voir le portrait des Russes, lettre trente-deuxième, Moscou.]

[3: Voyez l'épigraphe tome Ier et la conclusion tome IV.]

[4: Les Russes, superficiels en tout, ne sont profonds que dans l'art de feindre.]

[5: Voyez la description de Moscou.]

[6: Voyez la Russie, la Pologne et la Finlande, par M. J. H. Schnitzler. Paris, chez Jules Renouard, 1835, p. 193.—Je dois dire une fois pour toutes que ce bon et utile ouvrage, protégé à Pétersbourg, est extrêmement partial, du moins dans la forme du langage, condition nécessaire si l'on veut faire tolérer en Russie ce qu'on écrit touchant ce pays.]