[557] La mère Agnès de Jesus-Maria. Elle était Gigault de Bellefonds, et sœur de la marquise de Villars.
[558] Anne-Louise-Christine de Foix de la Valette-Épernon.
[559] Elle était (dit l'abbé de Choisy) belle comme un ange et sotte comme un panier.
[560] Voici un trait de la galanterie magnifique de ce temps-là. C'est madame de Scudéri qui le mande à Bussy:
«Mademoiselle de .... a reçu des étrennes bien galantes. Elle trouva sur sa toilette un petit diable qui retenait une souris d'Allemagne, qui, dès qu'elle y toucha, s'ouvrit d'elle-même, et laissa tomber deux bracelets de mille louis chacun, avec un billet où étaient écrits ces mots: Le diable s'en mêle.»
[561] Anne-Marie d'Urre d'Aiguebonne, veuve de François de Rostaing, comte de Buri.
[562] Madame dit dans ses lettres que cette dame ne lui fut ôtée que parce qu'elle l'aimait; que c'était un tour de la maréchale de Grancey, dont la fille cadette était aimée du chevalier de Lorraine, favori lui-même de Monsieur.
[563] L'évêque de Rennes (Jean-Baptiste de Beaumanoir) occupait dans ce temps-là l'appartement de madame de Grignan à l'hôtel de Carnavalet.
[564] La Voisin, la Vigoureux, et un nommé le Sage, connus à Paris comme devins et tireurs d'horoscopes, joignirent à cette jonglerie le commerce secret des poisons, qu'ils appelaient poudre de succession. Ils ne manquèrent pas d'accuser tous ceux qui étaient venus à eux pour une chose, d'y avoir recouru pour l'autre. C'est ainsi que le maréchal de Luxembourg fut compromis par son intendant Bonard, qui avait fait chez le Sage on ne sait quelle extravagante conjuration pour retrouver des papiers perdus. Le vindicatif Louvois saisit l'occasion pour le perdre, ou au moins pour le tourmenter.
Outre les personnes nommées ici, madame de Polignac fut décrétée de prise de corps, et la maréchale de la Ferté, ainsi que la comtesse du Roure, d'ajournement personnel.