Qui nous gonfle le cœur de vapeurs & de vent,
Et d’exces par luy mesme il se perd bien souuent.
Puis on adorera ceste menteuse Idolle,
Pour Oracle on tiendra ceste croyance folle,
Qu’il n’est rien de si beau que tomber bataillant,
Qu’au despens de son sang, il faut estre vaillant,
Mourir d’vn coup de lance, ou du choc d’vne pique,
Comme les Paladins de la saison antique,
Et respendant l’esprit, blessé par quelque endroit,
Que nostre Ame s’enuolle en Paradis tout droit.