Tant il est mal aisé d’oster auecq’ estude,

Ce qu’on a de nature, ou par longue habitude.

Puis la force me manque, & n’ay le iugement

De conduire ma barque en ce rauissement,

Au gouffre du plaisir la courante m’emporte ;

Tout ainsi qu’vn cheual qui a la bouche forte,

I’obeis au caprice, & sans discretion,

La raison ne peut rien dessus ma passion.

Nulle loy ne retient mon ame abandonnée,

Ou soit par volonté, ou soit par Destinée