Froids à l’imaginer, car s’ils font quelque chose,

C’est proser de la rime, & rimer de la prose

Que l’art lime & relime & polit de façon

Qu’elle rend à l’oreille vn agreable son.

Et voyant qu’vn beau feu leur ceruelle n’embrase,

Ils attifent leurs mots, ageolliuent leur frase,

Affectent leur discours tout si releué d’art,

Et peignent leurs defaux de couleurs & de fard.

Aussi ie les compare à ces femmes iolies,

Qui par les Affiquets se rendent embelies,