I’ay si bien combatu, serré flanc contre flanc,
Qu’il ne m’en est resté vne goutte de sang :
Or sage à mes despens i’esquiue la bataille,
Sans entrer dans le champ i’attens que l’on m’assaille,
Et pour ne perdre point le renom que i’ay eu,
D’vn bon mot du vieux temps ie couure tout mon ieu,
Et sans estre vaillant ie veux que l’on m’estime,
Ou si parfois encor i’entre en [la] vieille escrime,
Ie gouste le plaisir sans en estre emporté,
Et prens de l’exercice au pris de ma santé :