Et mes tristes pensers comme oyseaux de la nuict,
Volant dans mon esprit à mes yeux se presentent,
Et comme ils font du vray du faux ils m’espouuantent,
Et tout ce qui repasse en mon entendement,
M’apporte de la crainte & de l’estonnement :
Car soit que ie vous pense ingrate ou secourable,
La playe de vos yeux est tousiours incurable,
Tousiours faut il perdant la lumiere & le iour,
Mourir dans les douleurs ou les plaisirs d’amour.
Mais tandis que ma mort est encore incertaine