I’accuse ma foiblesse, & sage à mes despens,

Si ie t’aymay iadis ores ie m’en repens,

Et brisant tous ces nœuds, dont i’ay tant fait de conte,

Ce qui me fut honneur m’est ores vne honte.

Pensant m’oster l’esprit, l’esprit tu m’as rendu,

I’ay regaigné sur moy ce que i’auois perdu,

Ie tire vn double gain d’vn si petit dommage,

Si ce n’est que trop tard ie suis deuenu sage.

Toutes-fois le bon-heur nous doibt rendre contans,

Et pourueu qu’il nous vienne il vient tousiours à temps.