Tu t’armes à ta perte, & ton audace forge

L’estoc dont furieux tu te coupes la gorge.

Mais quoy tant de mal-heurs te suffisent-ils pas ?

Ton Prince comme vn Dieu, te tirant du trespas,

Rendit de tes fureurs les tempestes si calmes,

Qu’il te fait viure en paix à l’ombre de ses palmes :

Astrée en sa faueur demeure en tes citez,

D’hommes, & de betail les champs sont habitez :

Le Paysant n’ayant peur des bannieres estranges,

Chantant coupe ses bleds, riant fait ses vandanges,