Tout ce qu’on voit icy viuement me la peint,

Mais il ne me peint pas ce qu’elle est deuenuë.

Las voicy bien l’endroit où premier ie la vy,

Où mon cœur de ses yeux si doucement rauy,

Reiettant tout respect descouurit à la belle,

Son amitié fidelle.

Ie reuoy bien le lieu : mais ie ne reuoy pas

La Reyne de mon cœur qu’en ce lieu i’ai perduë.

O bois ! ô prez ! ô monts ! ses fidelles esbats,

Helas ! respondez-moy, qu’est-elle deuenuë ?